Petit léon concept store : ma sélection

25 avril 2020


Dans ma recherche de jolis e-shop pour les enfants, je suis tombée un jour sur le compte Instagram du Petit Léon. 
Sa fondatrice, Myriam, a tout lâché pour réaliser ses rêves après sa deuxième grossesse compliquée. Et son concept d'e-shop pour enfants est né avant tout de son besoin de trouver des vêtements, accessoires d'hygiènes, jouets ( ... ) adaptés à son fils aux allergies de contact importantes et qui nécessitait de trouver des produits de qualité, sans plastique, avec des matériaux de qualité ... à la fois eco-responsables mais également dans la tendance du moment !
Petit Léon Store est né en pleine période de confinement, un moment pas évident pour ouvrir sa boite, mais Myriam a réussi brillamment grâce à sa jolie sélection. 
Je ne suis habituellement pas pour continuer les commandes en période de confinement. Maintenant, il faut avouer que pour tout ce qui concerne la maternité et la petite enfance, ça peut être plutôt pratique, voir même parfois indispensable. Je pense notamment à toutes ces femmes qui n'ont pas fini leurs valises de maternité avant le confinement ( suivez mon regard ... ). 

J'ai voulu vous faire une petite sélection de mes coups de coeur du site. 


Dans quelques semaines, je serai maman.

16 avril 2020

















Dans quelques semaines, je serai maman. Ça y est. On y est. Je ne sais pas quelle maman je serai. C'est fou de plonger dans cet inconnu. Je sais l'amie que je suis, la maitresse, la soeur, la fille, la femme. Enfin, je crois savoir en tout cas. Mais être maman, le rôle de ma vie comme on dit : je n'ai aucune idée. Est-ce que je vais être stricte ? Laxiste ? Maman poule ? Maman distante ? Est-ce que je vais savoir me défaire de mes névroses alimentaires héritées de générations en générations pour laisser ma fille tranquille ? Est-ce que je vais pouvoir la confier à d'autres personnes sans avoir cette peur panique qu'il lui arrive la même chose qu'à moi ? Est-ce que je vais me relever la nuit pour l'écouter respirer ? Est-ce que je vais pleurer quand elle arrivera sur moi pour la première fois ? Est-ce que je vais m'énerver quand la fatigue me poussera à bout ? Est-ce que je vais l'aimer pleinement tout de suite ? Est-ce qu'elle va me ressembler ? Est-ce que je vais savoir la rendre heureuse ? Est-ce qu'avec son père, nous arriverons à nous mettre d'accord sur les principes éducatifs les plus essentiels ? Est-ce que je vais réussir à me défaire de mes écrans pour l'en protéger ? Est-ce que je vais m'habituer aux pleurs ? Aux incertitudes qui vont ponctuer notre vie avec un enfant ?

Tant de questions. Si peu de réponses. Mais la grossesse qui arrive à son terme, cette grossesse qui m'a clairement poussée dans mes retranchements.
J'ai été malade, tellement malade :  à en vomir dans la rue, sur mes chaussures et sur ma robe. J'ai été tellement malade que nous avons du annuler notre voyage aux Etats-Unis.
J'ai été épuisée, tellement épuisée à en pleurer.
Il aura même fallu qu'on m'oblige à me reposer, que j'accepte de laisser mes élèves, que j'écoute mon mari, mes proches et certains de mes collègues pour qu'enfin je puisse goûter à plus de sérénité. Et j'ai tellement culpabilisé encore une fois. J'aurais tellement voulu avoir cette grossesse Instagram à jongler entre le boulot, le sport et les travaux de la chambre.
Au lieu de ça, j'ai tout arrêté et c'est une de mes meilleures amies et Antoine qui ont fait les travaux de la chambre. Je les ai même regardés faire.




J'ai grossi. Encore. Alors que depuis que je veux tomber enceinte, je me dis naïvement que étant déjà grosse, je n'allais pas encore plus grossir, que le bébé allait piocher dans les réserves. Non, j'ai fait d'autres réserves. Encore. J'ai eu de la chance de n'avoir, pour le moment, aucune remarque de la part des professionnels de santé sur mon poids, ni de la sage-femme, ni du gynécologue, ni de l'endocrinologue. Et ça, ça a été un vrai soulagement. Car je n'ai pas pu m'empêcher de m'en vouloir déjà assez à moi-même. Le changement de mon corps a été brutal, entre l'arrêt du sport et la prise de poids. Ça a été très dur de me regarder dans un miroir, de voir mon ventre s'arrondir toujours plus. Je n'arrivais pas à me projeter comme, encore une fois, la perfect Insta Mum to be : la femme enceinte parfaite qui ne prend que du ventre, qui n'a pas de vergetures, pas de cellulite et qui continue à soulever de la fonte et faire des bons petits plats à 9 mois de grossesse.
C'est fou cette pression quand même de la femme enceinte parfaite qu'on peut nous mettre et se mettre dans la tête. Je crois avoir quand même un peu de recul sur ce qu'on impose aux femmes, je pense être un peu informée des diktats sociaux et culturels qu'on impose aux femmes. C'était sans compter ceux qu'on impose aux femmes qui attendent un enfant.
Et j'ai foncé droit devant. J'ai culpabilisé d'avoir grossi, culpabilisé d'avoir 3 vergetures de plus sur mon ventre, culpabilisé de ne pas avoir préparé ma valise de maternité à 6 mois de grossesse ( valise qui n'est toujours pas commencée à bientôt 8 mois ... ), culpabilisé de pleurer, culpabilisé d'avoir développé du diabète gestationnel. J'ai culpabilisé de ne pas avoir assez lu sur la maternité et d'avoir plutôt décidé de finir mes séries en cours. J'ai même culpabilisé de porter la vie dans le monde dans lequel on vit.

Et puis il y a eu tous ces beaux moments. Il y a déjà eu chaque échographie où j'ai eu cet élan d'amour pour la petite baleine que je voyais barboter à l'écran. C'était fou. Il y a eu les petits mouvements, d'abord légers, presque imperceptibles jusqu'à ce qu'elle prenne toute la place et que chacun de ses mouvements fasse une vague sur mon ventre. J'ai pu passer parfois une heure à ne rien faire, juste à la regarder bouger dans mon ventre en écoutant ma musique et en faisant glisser mon bola de grossesse dans un sens et de l'autre. Et à chaque fois, j'étais toujours aussi attendrie et amoureuse d'elle.
Il y a eu aussi les annonces à la famille et aux amis. Tous savaient bien la difficulté qu'on avait à avoir ce bébé. Et tous ont explosé de joie pour nous, même si certains s'en sont évidemment doutés.
C'est fabuleux de sentir que tant de personnes partagent notre joie. Même si je me suis sentie parfois un peu seule dans cette belle aventure, je n'ai jamais douté de l'engouement de nos proches autour de cet enfant à venir.


Il y a eu ensuite cette période de confinement. Ne plus voir ses amis et sa famille pour les derniers moments de la grossesse. Ça a été un peu dur, et puis ce n'est pas fini. Faire une croix sur sa baby shower, sur les échanges bien réels, sur les dernières soirées, les derniers cinés, les derniers moments plus insouciants sans bébé ...
Cette période est tellement particulière, pour chacun et chacune d'entre nous : entre incertitudes sur l'avenir et manques des uns et des autres. Je pense notamment à mes amies qui se marient cet été, et qui ne savent pas ce qu'il en est.
Mais c'est vrai que déjà, la perspective d'accoucher sans Antoine ça a été vraiment très compliqué, et très douloureux. La perspective ensuite d'un séjour à la maternité sans ses visites avec mon premier bébé dont je ne suis même pas sûre de savoir m'occuper correctement : ça a été très dur. Et puis finalement, la maternité dans laquelle j'accouche est une des rares à accepter encore les papas en salle d'accouchement et en visite. Alors j'ai pu souffler. Et aborder l'accouchement un peu plus sereinement.



Aujourd'hui, je suis dans ma 35ème semaine. Mon bébé doit faire pas loin de 3 kilos. Elle gigote quand même toujours autant, c'est qu'elle ne doit pas se sentir si à l'étroit que ça ... Je ne quitte toujours pas mon bola de grossesse, parfois même en pyjama. Je dors avec un coussin d'allaitement qui prend toute la place, je bouge toujours autant que d'habitude dans le lit mais les gémissements en plus. Je m'endors d'ailleurs souvent en râlant que j'ai mal partout.
Je prépare son arrivée, je range, je fais ce que je repoussais tout le temps. Et puis, on regarde des films cultes qu’on n’a jamais vus, on dort, on profite d’être une famille de deux. Avant d’être une famille de trois.

Les photos ont été prises il y a 2 mois.
Robe :  Roxine Club
Bola : Le petit bola
Bottines : Doc Martens




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