Mes faire-parts de naissance avec Rosemood

15 juillet 2020


Il y a quelques mois, la chouette équipe de Rosemood m'a écrit pour me proposer de m'offrir mes faire-parts de naissance.
Rappelez-vous, je vous ai déjà parlé de cette entreprise dans cet article ! J'avais déjà été conquise par la qualité de leurs livres photos.
Sans surprise donc, je suis pleinement satisfaite de leurs faire-parts.


La sélection est vraiment riche : près de 1000 modèles ! J'y ai passé un temps fou, à les comparer, faire des essais, etc. Avant de me décider, j'en ai d'ailleurs commandé plusieurs pour pouvoir comparer les différents papiers. Bon plan : on peut d'ailleurs commander des échantillons gratuitement afin de se donner une idée du type de papier, de la qualité de la photo ... Et ensuite, on a un essai personnalisé offert afin de voir le rendu final !
Une fois ma décision prise et après avoir validé la commande, la retouche est incluse tant au niveau de l'orthographe que de la mise en page : ce service est généralement payant sur d'autres sites.
L'oeil avisé du graphiste permet de corriger des choses qui peuvent nous échapper : c'est ce qui fait toute la différence !


Je sais qu'à l'ère d'internet et des réseaux sociaux, on n'est plus vraiment obligé d'envoyer un faire-part pour prévenir de l'arrivée d'un enfant. Et c'est vrai que la majorité des gens qui ont reçu le faire-part étaient déjà au courant par un sms, un mail, un message WhatsApp ou un appel. Et pourtant, les gens étaient touchés par l'attention. Et nous, nous étions fiers d'envoyer ce faire-part, avec une jolie photo de notre amour, et son beau prénom inscrit noir sur blanc...

Pour le prochain baby, c'est certain : pour son faire-part, ça sera chez Rosemood aussi !




Mon Augustine

15 juin 2020





Il y a un mois, je vivais le jour le plus intense de toute ma vie. Nous le vivons ensemble avec Antoine. J’ai décidé il y a quelques jours de poser des mots sur cette journée. Pour que jamais ma mémoire ne me fasse défaut. Les mots peinent à manquer quand je repense à son premier cri, à ce que j’ai ressenti quand je l’ai vue pour la première fois, au-dessus du drap bleu. Les mots me manquent parfois mais l’émotion est là, présente. Un mois après et j’ai toujours du mal à réaliser que ça y est. Je suis maman. Nous sommes parents. 
Mon accouchement 

Toute la grossesse, on m’a dit que mon bébé serait un « gros bébé », qu’elle ne serait pas « grignette » … 
Lors du rendez-vous du 9èmemois, la sage-femme m’a demandé de revenir quelques jours plus tard pour évoquer la possibilité d’un déclenchement en fonction de mon col, du monito et de l’estimation du poids du bébé. 
Mercredi 13 mai 2020, 7h30 autrement dit beaucoup trop tôt, j’entre toute seule au service de maternité de l’hôpital de Villefranche, pendant qu’Antoine attends dans la voiture sur le parking, Covid oblige. On me fait un monito pour vérifier le cœur du bébé, elle n’arrête pas de gigoter, de passer d’un endroit à l’autre de mon ventre. Entre ça et la pellicule de gras de mon ventre, je suis toujours à la recherche de son coeur avec le monito.  Mon col, lui, est totalement fermé. L’échographie pratiquée par le gynécologue de garde montre un bébé de 4 kilos. C’est un motif suffisant selon lui pour me déclencher. Il est 9h et je sais alors que je ne quitterai pas cet hôpital sans mon bébé. C'est à la fois grisant et angoissant, excitant et perturbant. J'aurais bien pris mon temps encore. 
A 10h, Antoine me rejoint dans la salle de naissance, on me met un tampon de prostaglandine qui va agir pendant 24h, on m’installe un monito pendant 2heures. Et c’est le début de l’attente. Je monte dans une chambre ensuite, toujours accompagnée par chance d’Antoine. La chambre est adorable, un petit berceau est à côté du lit... Tout ça me parait à la fois irréel et en même temps très concret. Le début d'une nouvelle vie se profile devant nous. En fin d’après-midi, on m’examine le col qui n’a toujours pas bougé. Antoine part dormir le soir chez nous et je reste seule dans cette chambre, le petit berceau à côté de moi encore vide. 

On me réveille le matin tôt pour prise de tension, prise de sang, puis on m’examine le col à 10h. Rien n’a bougé. On décide alors de m’appliquer à nouveau de la prostaglandine, cette fois sous forme de gel.Je dois encore une fois attendre, cette fois seule, avec un monitoring. J'en profite pour trainer sur internet, et notamment acheter la magnifique robe de Charlotte Parfois. Elle a d'ailleurs été une des premières à savoir que j'allais bientôt devenir maman. Le monitoring fini, je repars en chambre avec Antoine. On attend encore toute la journée. Rien ne se passe. Le col ne bouge toujours pas. Le lendemain, on me dit que l’équipe se réunira et si rien n’a bougé d’ici-là, on avisera et on cherchera à accélérer les choses. Ce soir là, je vais me coucher tôt, pour la première fois soulagée de mes remontées acides qui me perturbent mes nuits depuis des semaines. Je me prépare à m’endormir, mes boules quies dans l’oreille pour ne pas entendre les bébés des autres, mon coussin de grossesse tout contre moi. Je suis prête à passer une dernière nuit complète avant bébé. Je ferme les yeux et là … je sens qu’un liquide chaud coule. A quasi 9 mois de grossesse, la première chose qui me traverse l’esprit n’est pas « j’ai perdu les eaux » mais … « Mon dieu, je me suis fait pipi dessus ! ». Je vais aux toilettes, le liquide chaud qui dégringole toujours entre mes cuisses. Et là je réalise que c’est du sang qui coule. Et une fois aux toilettes, un caillot de la taille de mon poing tombe dans les toilettes. D’un naturel angoissé, je reste étrangement sereine. J’appelle la sage femme de garde et l’informe calmement de ce qui vient de se passer. Elle débarque tout de suite dans ma chambre et m’examine aussitôt : le col n’a toujours pas bougé. Pendant ce temps, je suggère à Antoine de ne pas aller se coucher tout de suite. 
La sage-femme me descend en salle de naissance. Nous sommes jeudi 14 mai, il est 23h30. Elle remonte me chercher mon portable que j’ai oublié dans la précipitation pour que je puisse continuer de prévenir Antoine. Le gynéco de garde fait une échographie, pour vérifier que le caillot ne vient pas du placenta. Étrangement, tout le monde semble un peu inquiet … sauf moi. Je la sens bouger en moi, toujours. Je sais que tout va bien. Je sais qu’elle va bien. 
Il s’avère que ce n’est pas le placenta que j'ai perdu mais on n'en sait pas plus. Les saignements semblent s’atténuer, voir s’arrêter. 

Antoine arrive vers 1h du matin. On nous annonce qu’on va faire accélérer les choses avec des injections d’ocytocine, afin de provoquer des contractions. Ma dernière nuit de rêve, aka de sommeil, semble très loin maintenant. Avec Antoine, on se dit que d'ici la fin de la nuit, on tiendra sûrement notre bébé dans nos bras. La sage-femme de garde est absolument adorable. Elle vient m’examiner toutes les 2 heures à peu près. Pendant une bonne partie de la nuit, finalement rien ne change. J’alterne des phases de sommeil, Antoine est toujours à mes côtés. J’ai une pensée pour toutes ces femmes qui ont dû vivre ce pré-travail seule à cause du Covid. Je n’ose pas imaginer vivre ça toute seule. Les contractions commencent à arriver, les douleurs avec. Ce sont des douleurs de règle intenses au début. Je demande rapidement la péridurale, qui me shoote totalement. La fatigue m’abat complétement. L’équipe de nuit laisse place à l’équipe de jour. La sage-femme est aussi bienveillante et encourageante. Je suis rassurée d’être aussi bien entourée, surtout que mon col peine vraiment toujours à s’ouvrir. La journée passe, les douleurs s’intensifient. Ils me remettent une dose supplémentaire de péridurale. Je suis à nouveau abattue par la fatigue. Je n’arrive pas du tout à me projeter dans un accouchement tellement je suis épuisée. Entre chaque contraction je m’endors. La sage-femme m’informe que la tête de mon bébé est un peu sur le côté, et c’est ce qui peut éventuellement empêcher l’ouverture du col. Elle me demande de bouger, de rester mobile pour que le bébé puisse bouger un peu. Alors je bouge, d’un côté sur l’autre. Pendant ce temps-là, l’ocytocine continue de courir dans mes veines pour provoquer les contractions et faire venir ce bébé. Tout d’un coup, des douleurs intenses me prennent dans les jambes. Je n’ai jamais eu de douleurs comme ça, je commence à gémir, puis à hurler. Antoine se sent complètement impuissant, il me dit que je suis courageuse, j’essaye de penser à mes cours de préparation, je souffle et tente d’accompagner chaque contraction. Mais c’est tellement dur. Il est 19h, mon col est bloqué à 9,5. Rien ne change. La sage-femme est appelée sur des accouchements dans les salles d’à côté. J’ai entendu des bébés naitre toute la journée pendant que rien n’avance de mon côté. 
Je commence à ne plus en pouvoir, je me mets à pleurer. C’est tellement dur, tellement fatigant. Je n’arrive pas à imaginer pousser pour faire naitre ma fille tant la fatigue et la douleur me clouent au lit. Ils me remettent une dose de péridurale, mais ça ne fonctionne pas. Je ne sens pas de différence. J’appuie comme une folle sur la télécommande reliée à la perfusion. Rien ne change. Je n’ai rien mangé depuis plus de 24heures. J’ai envie de tout arrêter, je ne veux plus accoucher. Je veux laisser ma fille là où elle est, où je sens qu’elle est bien. Et je veux partir dormir. 

A 22h30, l'équipe décide enfin de me passer en césarienne. Je ne sais pas quoi en penser. Je suis à la fois soulagée de ne pas passer plus de temps à souffrir, soulagée de ne pas avoir à pousser et je suis à la fois triste de ne pas avoir réussi. Une fois sur la table d’opération, au moment de faire passer le produit anesthésiant par la péridurale, on réalise que la péridurale ne fonctionne plus, le cathéter a dû bouger, d’où les douleurs intenses ces dernières heures… On m’installe une autre voie à côté. C’est bon, je ne peux plus bouger les jambes, je ne sens plus rien. On installe un grand rideau devant mes yeux. Et c’est parti. Je sens que tout bouge, qu’on s’active au-dessus de moi. C'est une sensation très étrange, sentir que tout bouge, sans sentir la douleur. J’entends les instruments métalliques, ça me glace le sang. Une adorable infirmière me propose de mettre de la musique, je choisis Coldplay. Je me sens déjà mieux. Et là, le cri. J’aperçois ma fille. Un gros bébé joufflu. Mon dieu, ce bébé était dans mon ventre, c'est ma fille. On me la tend pour que je puisse l'embrasser. Je tremble un peu. Je lui murmure « mon amour de ma vie », on me demande si Antoine voulait faire du peau à peau. On lui apporte. Je reste avec ce regret de ne pas avoir vu son regard quand on lui a apporté sa fille. Devenir papa, c’était le rôle de sa vie. Je suis tellement triste de ne pas l’avoir vu devenir père. Mais tellement heureuse qu’il ait pu vivre ce moment privilégié avec sa fille. 

Et là tout commence ... 

Mon Augustine est donc arrivée vendredi 15 mai à 23h21. Elle est arrivée après 24h de travail intense, par césarienne. Elle est arrivée quand je n'y croyais plus, quand j'avais atteint un niveau d'épuisement jamais expérimentée auparavant. Elle est arrivée avec son cri et ses joues à croquer. Et j'ai connu alors l'amour intense, ce tourbillon d'émotion, cet ouragan de sentiments. J'ai connu cette peur immense qu'il lui arrive quelque chose...
Elle est arrivée à 23h21, et je l'ai laissée passer ses premiers instants de vie avec son papa car j'étais arrivée à un niveau d'épuisement tel que je n'imaginais même pas la porter dans mes bras.
Il aura fallu le retour en chambre pour qu'on me pose ma petite baleine sur moi, et pour que je puisse enfin la prendre tout contre moi, et tenter de la mettre au sein.

Et cette petite personne, cette petite étrangère est devenue alors le centre de mon monde.
Mon Augustine. Mon bébé. Mon amour de ma vie.
Mon Augustine. Déjà un mois de toi. Un mois de tes mimiques, un mois de tendresse, un mois de douceur, un mois d'allaitement, un mois de réveils nocturnes, un mois de tes petites mains qui enserrent nos mains, un mois de ta tranquillité, un mois de tes beaux yeux bleus, un mois où notre vie a pris un tout autre tournant, un mois où le mot "amour" a pris un tout autre sens.
Je t'aime. Pour la vie.

Petit léon concept store : ma sélection

25 avril 2020


Dans ma recherche de jolis e-shop pour les enfants, je suis tombée un jour sur le compte Instagram du Petit Léon. 
Sa fondatrice, Myriam, a tout lâché pour réaliser ses rêves après sa deuxième grossesse compliquée. Et son concept d'e-shop pour enfants est né avant tout de son besoin de trouver des vêtements, accessoires d'hygiènes, jouets ( ... ) adaptés à son fils aux allergies de contact importantes et qui nécessitait de trouver des produits de qualité, sans plastique, avec des matériaux de qualité ... à la fois eco-responsables mais également dans la tendance du moment !
Petit Léon Store est né en pleine période de confinement, un moment pas évident pour ouvrir sa boite, mais Myriam a réussi brillamment grâce à sa jolie sélection. 
Je ne suis habituellement pas pour continuer les commandes en période de confinement. Maintenant, il faut avouer que pour tout ce qui concerne la maternité et la petite enfance, ça peut être plutôt pratique, voir même parfois indispensable. Je pense notamment à toutes ces femmes qui n'ont pas fini leurs valises de maternité avant le confinement ( suivez mon regard ... ). 

J'ai voulu vous faire une petite sélection de mes coups de coeur du site. 


Dans quelques semaines, je serai maman.

16 avril 2020

















Dans quelques semaines, je serai maman. Ça y est. On y est. Je ne sais pas quelle maman je serai. C'est fou de plonger dans cet inconnu. Je sais l'amie que je suis, la maitresse, la soeur, la fille, la femme. Enfin, je crois savoir en tout cas. Mais être maman, le rôle de ma vie comme on dit : je n'ai aucune idée. Est-ce que je vais être stricte ? Laxiste ? Maman poule ? Maman distante ? Est-ce que je vais savoir me défaire de mes névroses alimentaires héritées de générations en générations pour laisser ma fille tranquille ? Est-ce que je vais pouvoir la confier à d'autres personnes sans avoir cette peur panique qu'il lui arrive la même chose qu'à moi ? Est-ce que je vais me relever la nuit pour l'écouter respirer ? Est-ce que je vais pleurer quand elle arrivera sur moi pour la première fois ? Est-ce que je vais m'énerver quand la fatigue me poussera à bout ? Est-ce que je vais l'aimer pleinement tout de suite ? Est-ce qu'elle va me ressembler ? Est-ce que je vais savoir la rendre heureuse ? Est-ce qu'avec son père, nous arriverons à nous mettre d'accord sur les principes éducatifs les plus essentiels ? Est-ce que je vais réussir à me défaire de mes écrans pour l'en protéger ? Est-ce que je vais m'habituer aux pleurs ? Aux incertitudes qui vont ponctuer notre vie avec un enfant ?

Tant de questions. Si peu de réponses. Mais la grossesse qui arrive à son terme, cette grossesse qui m'a clairement poussée dans mes retranchements.
J'ai été malade, tellement malade :  à en vomir dans la rue, sur mes chaussures et sur ma robe. J'ai été tellement malade que nous avons du annuler notre voyage aux Etats-Unis.
J'ai été épuisée, tellement épuisée à en pleurer.
Il aura même fallu qu'on m'oblige à me reposer, que j'accepte de laisser mes élèves, que j'écoute mon mari, mes proches et certains de mes collègues pour qu'enfin je puisse goûter à plus de sérénité. Et j'ai tellement culpabilisé encore une fois. J'aurais tellement voulu avoir cette grossesse Instagram à jongler entre le boulot, le sport et les travaux de la chambre.
Au lieu de ça, j'ai tout arrêté et c'est une de mes meilleures amies et Antoine qui ont fait les travaux de la chambre. Je les ai même regardés faire.




J'ai grossi. Encore. Alors que depuis que je veux tomber enceinte, je me dis naïvement que étant déjà grosse, je n'allais pas encore plus grossir, que le bébé allait piocher dans les réserves. Non, j'ai fait d'autres réserves. Encore. J'ai eu de la chance de n'avoir, pour le moment, aucune remarque de la part des professionnels de santé sur mon poids, ni de la sage-femme, ni du gynécologue, ni de l'endocrinologue. Et ça, ça a été un vrai soulagement. Car je n'ai pas pu m'empêcher de m'en vouloir déjà assez à moi-même. Le changement de mon corps a été brutal, entre l'arrêt du sport et la prise de poids. Ça a été très dur de me regarder dans un miroir, de voir mon ventre s'arrondir toujours plus. Je n'arrivais pas à me projeter comme, encore une fois, la perfect Insta Mum to be : la femme enceinte parfaite qui ne prend que du ventre, qui n'a pas de vergetures, pas de cellulite et qui continue à soulever de la fonte et faire des bons petits plats à 9 mois de grossesse.
C'est fou cette pression quand même de la femme enceinte parfaite qu'on peut nous mettre et se mettre dans la tête. Je crois avoir quand même un peu de recul sur ce qu'on impose aux femmes, je pense être un peu informée des diktats sociaux et culturels qu'on impose aux femmes. C'était sans compter ceux qu'on impose aux femmes qui attendent un enfant.
Et j'ai foncé droit devant. J'ai culpabilisé d'avoir grossi, culpabilisé d'avoir 3 vergetures de plus sur mon ventre, culpabilisé de ne pas avoir préparé ma valise de maternité à 6 mois de grossesse ( valise qui n'est toujours pas commencée à bientôt 8 mois ... ), culpabilisé de pleurer, culpabilisé d'avoir développé du diabète gestationnel. J'ai culpabilisé de ne pas avoir assez lu sur la maternité et d'avoir plutôt décidé de finir mes séries en cours. J'ai même culpabilisé de porter la vie dans le monde dans lequel on vit.

Et puis il y a eu tous ces beaux moments. Il y a déjà eu chaque échographie où j'ai eu cet élan d'amour pour la petite baleine que je voyais barboter à l'écran. C'était fou. Il y a eu les petits mouvements, d'abord légers, presque imperceptibles jusqu'à ce qu'elle prenne toute la place et que chacun de ses mouvements fasse une vague sur mon ventre. J'ai pu passer parfois une heure à ne rien faire, juste à la regarder bouger dans mon ventre en écoutant ma musique et en faisant glisser mon bola de grossesse dans un sens et de l'autre. Et à chaque fois, j'étais toujours aussi attendrie et amoureuse d'elle.
Il y a eu aussi les annonces à la famille et aux amis. Tous savaient bien la difficulté qu'on avait à avoir ce bébé. Et tous ont explosé de joie pour nous, même si certains s'en sont évidemment doutés.
C'est fabuleux de sentir que tant de personnes partagent notre joie. Même si je me suis sentie parfois un peu seule dans cette belle aventure, je n'ai jamais douté de l'engouement de nos proches autour de cet enfant à venir.


Il y a eu ensuite cette période de confinement. Ne plus voir ses amis et sa famille pour les derniers moments de la grossesse. Ça a été un peu dur, et puis ce n'est pas fini. Faire une croix sur sa baby shower, sur les échanges bien réels, sur les dernières soirées, les derniers cinés, les derniers moments plus insouciants sans bébé ...
Cette période est tellement particulière, pour chacun et chacune d'entre nous : entre incertitudes sur l'avenir et manques des uns et des autres. Je pense notamment à mes amies qui se marient cet été, et qui ne savent pas ce qu'il en est.
Mais c'est vrai que déjà, la perspective d'accoucher sans Antoine ça a été vraiment très compliqué, et très douloureux. La perspective ensuite d'un séjour à la maternité sans ses visites avec mon premier bébé dont je ne suis même pas sûre de savoir m'occuper correctement : ça a été très dur. Et puis finalement, la maternité dans laquelle j'accouche est une des rares à accepter encore les papas en salle d'accouchement et en visite. Alors j'ai pu souffler. Et aborder l'accouchement un peu plus sereinement.



Aujourd'hui, je suis dans ma 35ème semaine. Mon bébé doit faire pas loin de 3 kilos. Elle gigote quand même toujours autant, c'est qu'elle ne doit pas se sentir si à l'étroit que ça ... Je ne quitte toujours pas mon bola de grossesse, parfois même en pyjama. Je dors avec un coussin d'allaitement qui prend toute la place, je bouge toujours autant que d'habitude dans le lit mais les gémissements en plus. Je m'endors d'ailleurs souvent en râlant que j'ai mal partout.
Je prépare son arrivée, je range, je fais ce que je repoussais tout le temps. Et puis, on regarde des films cultes qu’on n’a jamais vus, on dort, on profite d’être une famille de deux. Avant d’être une famille de trois.

Les photos ont été prises il y a 2 mois.
Robe :  Roxine Club
Bola : Le petit bola
Bottines : Doc Martens




Mon album photo de mariage par Rosemood

23 mars 2020



Rosemood, je pense, n'est plus à présenter. C'est une société basée à Nantes et spécialisée dans la création de faire-parts de naissance et de mariage ! C'est d'ailleurs chez eux que nous avons prévu de faire nos faire-parts de naissance pour notre bébé puisqu'ils me l'ont gentiment proposé après avoir vu que j'attendais un baby !
Si vous voulez en savoir un peu plus sur la création de cette entreprise, rendez-vous sur cette page. J'ai trouvé ça passionnant !
Rosemood est aussi pleinement engagé dans l'écologie, que ça soit dans ses compensations d'émissions carbone, de sa gestion des déchets ainsi que le choix de l'énergie utilisée pour faire marcher l'imprimerie. Et ça, c'est quelque chose qui me tient particulièrement à coeur maintenant ...

Bref, revenons à nos moutons. Nous nous sommes mariés il y a plus de 7 mois maintenant. Mais c'est encore tout frais dans nos têtes ... et dans notre véranda puisque la déco du mariage y est encore entreposée depuis ...
J'avais promis à mes parents et mes beaux-parents de leur faire un bel album pour l'occasion avec les superbes photos de Mélanie Bultez, histoire de les remercier aussi de tout leur investissement autour du mariage. Et puis, j'ai trainé ( as usual ... ). Je n'avais pas envie de faire un album avec n'importe quel site, je voulais un album qui puisse être intemporel et c'est souvent la fête du kitch dans les albums photos sur Internet. Ça manque de simplicité, de classe.
Et alors que je trainais sur le site de Rosemood à la recherche du faire-part parfait ( j'en ai repéré à peu près 36 ... ) , j'ai vu qu'ils proposaient des albums photos. J'en ai profité pour écrire à l'adorable team de chez Rosemood et leur proposer de tester ces albums. Ils ont tout de suite été emballés et m'ont gentiment offert 2 beaux albums : un pour chaque famille ! Et franchement, j'ai été tellement conquise que je vais nous en prendre un autre de plus pour Antoine et moi, sur le même modèle.











J'ai choisi un livre à couverture rigide, mais il y a l'option d'une couverture souple ou d'une couverture en tissu.

Pour la création de l'album, c'est assez simple. J'ai sélectionné les photos et la mise en page a pu se faire automatiquement. Ensuite, j'ai juste eu à retoucher l'ordre des photos, à sélectionner les photos que je voulais plus en valeur, etc.
Il me fallait de la simplicité puisque clairement, je perds vite patience si je dois passer des heures à la création de mon album.

Ce que Rosemood dit sur ses albums photos rigides :
"Nous voulions créer un album photo rigide différent de ce qui existait déjà. Conçu pour durer, mais aussi avec des finitions soignées et, nous le pensons, inégalées !
Papiers de création rigoureusement sélectionnés pour leur toucher et le rendu des impressions, page de garde épaisse d'un gris élégant, tranchefile assortie, impression numérique unique car ultra-exigeante, couverture cartonnée épaisse et solide : toutes ces finitions font la différence
Nous sommes profondément fiers de participer à la transmission de vos meilleurs souvenirs grâce à ces livres photo faits pour durer !"




En effet, quand j'ai reçu les albums, j'ai été absolument bluffée par la qualité, le rendu des impressions qui étaient vraiment fidèles aux couleurs de Mélanie. Avec Antoine, on était vraiment impressionné.
Et j'ai oublié de vous parler du prix, similaire à leurs concurrents, pour une qualité bien supérieure.
Autant vous dire que maintenant, je ne me prendrai plus la tête pendant des semaines/mois avant de faire mes albums photos. Ça sera Rosemood et puis c'est tout !
Pour la peine, je retourne vers une énième sélection de faire-parts pendant que ma petite baleine me donne des coups ...

A très vite !





Different Size Same outfit 7th edition : Aime Paris

11 mars 2020


Une semaine en retard, nous revoilà pour notre 7ème édition de notre projet "Different size same outfit" avec ma Clem du blog Paris-Grenoble.
Tous les mois, nous nous retrouvons autour d'une même tenue histoire d'éprouver qu'on peut être aussi stylé en taille 40 qu'en taille 48.
Aujourd'hui, c'est autour d'une tenue de chez Aime Paris que nous avons voulu nous retrouver. Cette marque a la particularité de proposer des vêtements allant de la taille 36 à la taille 54, ce qui est plutôt rare pour être souligné !
Et pour changer : un total look Léo de la robe au manteau !
C'est la robe Alicia, une robe à l'imprimé léopard noir. Elle est ultra canon, et tombe vraiment bien. Pour la taille, je porte la 48/50 qui est vraiment bien, voir même un peu grande. En tout cas, il y avait bien assez de place pour mon baby bump en pleine expansion ! Et bon plan : si vous voulez craquer elle est actuellement en promo !
Pour le manteau, lui aussi en promo (!!), c'est le modèle Léo ( qui porte bien son nom évidemment ... ). Je porte la taille 48/50 et clairement il n'aurait pas fallu plus petit pour les bras. Clem a eu le même "problème", à savoir qu'il est vraiment cintré aux bras. Mais sinon, ultra canon !


Robe : Alme Paris
Manteau : Alme Paris
Bottines : Doc Martens



Ma petite grande nouvelle.

9 janvier 2020



J'ai longtemps attendu d'écrire cet article. J'ai longtemps attendu de pouvoir le dire à mes amis, ma famille. Mais ça y est : je suis enceinte. J'attends un bébé. Je vais être maman. Nous allons être parents. Tout ça à la fois.
La vie n'est pas un long fleuve tranquille et l'accès à la maternité n'est pas toujours simple.
J'espère ne peiner personne en l'annonçant et si c'est le cas, je ne peux que dire : je vous comprends. Et je prie pour que vous connaissiez aussi cette joie un jour.
J'ai aussi connu cette douleur intense quand des proches ou des inconnus annonçaient leur grossesse. J'ai connu ce sentiment mêlé entre bonheur pour ceux qu'on aime et déception de ne "pas y avoir le droit".


Je l'ai tellement attendu ce moment. Pendant longtemps, mon corps me faisait défaut à nouveau. Et c'était dur. Dur de devoir attendre, sans les attendre, chaque mois ses règles qui tardaient bien souvent à venir mais sans jamais annoncer cette belle nouvelle.
Dur d'y penser tout le temps, à chaque poussette qu'on croise, à chaque ventre rond qu'on aperçoit.
J'ai longtemps imaginé que j'aurai mon bébé avec moi le jour de mon mariage. C'était évident. Et puis, rien.
Les gens me disaient "arrête d'y penser, tu vas voir. ça va venir quand tu ne t'y attendras plus.". Mais comment arrêter d'y penser alors que c'était tellement présent dans nos esprits ?

Au bout d'un an et demi d'essai, nous avons alors commencé les examens médicaux, avec les résultats qui apportaient leurs lots de mauvaises nouvelles. Et cette sensation que, pour qu'on devienne parents, ça serait plus compliqué que prévu.
J'ai évidemment beaucoup culpabilisé. J'étais trop grosse pour tomber enceinte. J'étais trop fatiguée pour tomber enceinte. J'étais trop malade pour tomber enceinte. J'avais trop fait souffrir mon corps pour tomber enceinte. Tout était de ma faute. Du moins, c'était ce que je m'étais mis en tête. Et la gynécologue du centre de PMA qui me suivait n'a pas été tendre non plus. Me demandant des comptes sur mon poids à chaque fois qu'on se voyait, sans jamais prendre en compte mes antécédents ( qu'elle oubliait à chaque fois et que je n'ai plus eu la force de lui rappeler les rendez-vous passants...).
Le mariage est passé. Je n'ai plus vu ce médecin jusqu'à début septembre. J'ai vécu un des plus beaux étés de ma vie. J'ai été pleinement heureuse. J'ai enfin lâché prise. Après un an difficile d'évanouissements en pagaille, de troubles du comportement alimentaire revenus à la charge, d'heures passées à la salle de sport sans en voir un seul effet sur mon corps, de rapports planifiés et calculés tous les deux jours, j'ai tout lâché. J'ai tout relâché. J'ai accepté l'idée d'être grosse sur mes photos de mariage. J'ai accepté l'idée de ne pas être enceinte. J'ai arrêté de penser. J'ai mis mon cerveau en pause. J'ai juste profité, aimé, bu, mangé, dansé, nagé avec ma famille, mes meilleurs amis et l'homme de ma vie. Et c'était si bon.

Début septembre, nous sommes repartis à l'attaque. Nous avons pris la décision, avec cette gynéco, de commencer les traitements, en commençant notamment les piqures de stimulation ovarienne pour moi.
Les choses sérieuses allaient alors commencer.
Et j'ai eu cette chance inouïe, de tomber enceinte le cycle précédent le début des hostilités. Cette chance que beaucoup n'ont pas. J'étais tombée enceinte à la fin de mon été parfait.



J'ai mis du temps à accepter cette nouvelle. A la réaliser. A ne pas culpabiliser non plus. Pourquoi moi ? Alors qu'une de mes meilleures amies n'y a pas encore droit ?
J'ai d'ailleurs fait mon test au hasard un samedi soir à 1h du matin, sans du tout me dire que ça pouvait être positif, juste parce qu'un test trainait dans un coin et que je me demandais si j'allais quand même bientôt pouvoir commencer les piqures. Je n'ai pas tout de suite compris cette petite ligne fine que je ne voyais habituellement jamais. J'ai commencé à trembler, à appeler ma meilleure amie - enceinte de son 3ème. Elle ne me répondait pas. J'ai appelé une autre de mes meilleures amies infirmière qui travaillait de nuit et qui m'a confirmé cette belle nouvelle. Dans la foulée, j'ai appelé une autre de mes meilleures amies. Trois personnes ont été prévenues avant Antoine. J'avais pourtant longtemps pensé à la manière dont je pouvais annoncer à Antoine cette belle nouvelle quand elle arriverait, j'en ai bouffé des heures d'annonces de grossesse sur youtube. Et finalement, je suis montée le rejoindre dans la chambre, toute tremblante et je lui ai dit "Bon. J'crois que je suis enceinte. mais j'suis pas sûre. Donc peut-être mais bon. Pas sûr. ". Pour la belle annonce romantique, on repassera ...
Il s'est redressé dans son lit et m'a demandé si j'étais sérieuse, et puis a tout de suite calculé si on pouvait bien assister au mariage de deux amis très chers ( le sens des priorités ... ) (bon ok, j'y avais pensé aussi et la réponse est oui ! Ouf !).
4 tests de grossesse plus tard le lendemain matin, la réponse était bien oui. J'étais enceinte. Et on avait quand même encore du mal à le croire...

Aujourd'hui, je suis dans mon cinquième mois. Nous sommes heureux. Et nous avons hâte que ce bébé arrive.


Photos : Thomas M Photography

Different size Same Outfit 6th edition : red Leo dress

8 janvier 2020


Hello !
Avec mon baby, on est de retour par ici pour vous proposer une nouvelle édition de notre projet "Different Size, Same Outfit". Pour être tout à fait honnête, je suis agréablement surprise de voir que ce projet plait à autant de monde, et surtout qu'on réussit à se motiver chaque mois pour vous proposer du contenu. Ce n'est pas vraiment évident avec nos emplois du temps respectifs et ça ne risque pas de s'arranger ces prochains mois avec ma grossesse, mais c'est quelque chose qui nous tient vraiment à coeur. Donc on est doublement heureuse de voir que ce projet vous botte autant !

Aujourd'hui, c'est grâce à La Redoute que nous sommes en mesure de vous proposer cette tenue. Comme je vous l'expliquais il y a déjà quelques temps, La Redoute a décidé d'aller vers plus d'inclusion et d'ainsi proposer les mêmes tenues en plus size et en taille standard. Et ça on adore !
La robe c'est vraiment notre truc à nous deux : du léopard et du bordeaux ! Avec la ceinture, on peut laisser blouser plus ou moins la robe pour adapter la longueur. C'était plus compliqué pour moi avec mon ventre qui a commencé à vraiment sortir.

Robe : La Redoute
Bottines : Doc Martens 
Manteau ( ancienne collection ) : Asos Curve




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