Dans quelques semaines, je serai maman.

16 avril 2020

















Dans quelques semaines, je serai maman. Ça y est. On y est. Je ne sais pas quelle maman je serai. C'est fou de plonger dans cet inconnu. Je sais l'amie que je suis, la maitresse, la soeur, la fille, la femme. Enfin, je crois savoir en tout cas. Mais être maman, le rôle de ma vie comme on dit : je n'ai aucune idée. Est-ce que je vais être stricte ? Laxiste ? Maman poule ? Maman distante ? Est-ce que je vais savoir me défaire de mes névroses alimentaires héritées de générations en générations pour laisser ma fille tranquille ? Est-ce que je vais pouvoir la confier à d'autres personnes sans avoir cette peur panique qu'il lui arrive la même chose qu'à moi ? Est-ce que je vais me relever la nuit pour l'écouter respirer ? Est-ce que je vais pleurer quand elle arrivera sur moi pour la première fois ? Est-ce que je vais m'énerver quand la fatigue me poussera à bout ? Est-ce que je vais l'aimer pleinement tout de suite ? Est-ce qu'elle va me ressembler ? Est-ce que je vais savoir la rendre heureuse ? Est-ce qu'avec son père, nous arriverons à nous mettre d'accord sur les principes éducatifs les plus essentiels ? Est-ce que je vais réussir à me défaire de mes écrans pour l'en protéger ? Est-ce que je vais m'habituer aux pleurs ? Aux incertitudes qui vont ponctuer notre vie avec un enfant ?

Tant de questions. Si peu de réponses. Mais la grossesse qui arrive à son terme, cette grossesse qui m'a clairement poussée dans mes retranchements.
J'ai été malade, tellement malade :  à en vomir dans la rue, sur mes chaussures et sur ma robe. J'ai été tellement malade que nous avons du annuler notre voyage aux Etats-Unis.
J'ai été épuisée, tellement épuisée à en pleurer.
Il aura même fallu qu'on m'oblige à me reposer, que j'accepte de laisser mes élèves, que j'écoute mon mari, mes proches et certains de mes collègues pour qu'enfin je puisse goûter à plus de sérénité. Et j'ai tellement culpabilisé encore une fois. J'aurais tellement voulu avoir cette grossesse Instagram à jongler entre le boulot, le sport et les travaux de la chambre.
Au lieu de ça, j'ai tout arrêté et c'est une de mes meilleures amies et Antoine qui ont fait les travaux de la chambre. Je les ai même regardés faire.




J'ai grossi. Encore. Alors que depuis que je veux tomber enceinte, je me dis naïvement que étant déjà grosse, je n'allais pas encore plus grossir, que le bébé allait piocher dans les réserves. Non, j'ai fait d'autres réserves. Encore. J'ai eu de la chance de n'avoir, pour le moment, aucune remarque de la part des professionnels de santé sur mon poids, ni de la sage-femme, ni du gynécologue, ni de l'endocrinologue. Et ça, ça a été un vrai soulagement. Car je n'ai pas pu m'empêcher de m'en vouloir déjà assez à moi-même. Le changement de mon corps a été brutal, entre l'arrêt du sport et la prise de poids. Ça a été très dur de me regarder dans un miroir, de voir mon ventre s'arrondir toujours plus. Je n'arrivais pas à me projeter comme, encore une fois, la perfect Insta Mum to be : la femme enceinte parfaite qui ne prend que du ventre, qui n'a pas de vergetures, pas de cellulite et qui continue à soulever de la fonte et faire des bons petits plats à 9 mois de grossesse.
C'est fou cette pression quand même de la femme enceinte parfaite qu'on peut nous mettre et se mettre dans la tête. Je crois avoir quand même un peu de recul sur ce qu'on impose aux femmes, je pense être un peu informée des diktats sociaux et culturels qu'on impose aux femmes. C'était sans compter ceux qu'on impose aux femmes qui attendent un enfant.
Et j'ai foncé droit devant. J'ai culpabilisé d'avoir grossi, culpabilisé d'avoir 3 vergetures de plus sur mon ventre, culpabilisé de ne pas avoir préparé ma valise de maternité à 6 mois de grossesse ( valise qui n'est toujours pas commencée à bientôt 8 mois ... ), culpabilisé de pleurer, culpabilisé d'avoir développé du diabète gestationnel. J'ai culpabilisé de ne pas avoir assez lu sur la maternité et d'avoir plutôt décidé de finir mes séries en cours. J'ai même culpabilisé de porter la vie dans le monde dans lequel on vit.

Et puis il y a eu tous ces beaux moments. Il y a déjà eu chaque échographie où j'ai eu cet élan d'amour pour la petite baleine que je voyais barboter à l'écran. C'était fou. Il y a eu les petits mouvements, d'abord légers, presque imperceptibles jusqu'à ce qu'elle prenne toute la place et que chacun de ses mouvements fasse une vague sur mon ventre. J'ai pu passer parfois une heure à ne rien faire, juste à la regarder bouger dans mon ventre en écoutant ma musique et en faisant glisser mon bola de grossesse dans un sens et de l'autre. Et à chaque fois, j'étais toujours aussi attendrie et amoureuse d'elle.
Il y a eu aussi les annonces à la famille et aux amis. Tous savaient bien la difficulté qu'on avait à avoir ce bébé. Et tous ont explosé de joie pour nous, même si certains s'en sont évidemment doutés.
C'est fabuleux de sentir que tant de personnes partagent notre joie. Même si je me suis sentie parfois un peu seule dans cette belle aventure, je n'ai jamais douté de l'engouement de nos proches autour de cet enfant à venir.


Il y a eu ensuite cette période de confinement. Ne plus voir ses amis et sa famille pour les derniers moments de la grossesse. Ça a été un peu dur, et puis ce n'est pas fini. Faire une croix sur sa baby shower, sur les échanges bien réels, sur les dernières soirées, les derniers cinés, les derniers moments plus insouciants sans bébé ...
Cette période est tellement particulière, pour chacun et chacune d'entre nous : entre incertitudes sur l'avenir et manques des uns et des autres. Je pense notamment à mes amies qui se marient cet été, et qui ne savent pas ce qu'il en est.
Mais c'est vrai que déjà, la perspective d'accoucher sans Antoine ça a été vraiment très compliqué, et très douloureux. La perspective ensuite d'un séjour à la maternité sans ses visites avec mon premier bébé dont je ne suis même pas sûre de savoir m'occuper correctement : ça a été très dur. Et puis finalement, la maternité dans laquelle j'accouche est une des rares à accepter encore les papas en salle d'accouchement et en visite. Alors j'ai pu souffler. Et aborder l'accouchement un peu plus sereinement.



Aujourd'hui, je suis dans ma 35ème semaine. Mon bébé doit faire pas loin de 3 kilos. Elle gigote quand même toujours autant, c'est qu'elle ne doit pas se sentir si à l'étroit que ça ... Je ne quitte toujours pas mon bola de grossesse, parfois même en pyjama. Je dors avec un coussin d'allaitement qui prend toute la place, je bouge toujours autant que d'habitude dans le lit mais les gémissements en plus. Je m'endors d'ailleurs souvent en râlant que j'ai mal partout.
Je prépare son arrivée, je range, je fais ce que je repoussais tout le temps. Et puis, on regarde des films cultes qu’on n’a jamais vus, on dort, on profite d’être une famille de deux. Avant d’être une famille de trois.

Les photos ont été prises il y a 2 mois.
Robe :  Roxine Club
Bola: Aismée
Bottines : Doc Martens




Mon album photo de mariage par Rosemood

23 mars 2020



Rosemood, je pense, n'est plus à présenter. C'est une société basée à Nantes et spécialisée dans la création de faire-parts de naissance et de mariage ! C'est d'ailleurs chez eux que nous avons prévu de faire nos faire-parts de naissance pour notre bébé puisqu'ils me l'ont gentiment proposé après avoir vu que j'attendais un baby !
Si vous voulez en savoir un peu plus sur la création de cette entreprise, rendez-vous sur cette page. J'ai trouvé ça passionnant !
Rosemood est aussi pleinement engagé dans l'écologie, que ça soit dans ses compensations d'émissions carbone, de sa gestion des déchets ainsi que le choix de l'énergie utilisée pour faire marcher l'imprimerie. Et ça, c'est quelque chose qui me tient particulièrement à coeur maintenant ...

Bref, revenons à nos moutons. Nous nous sommes mariés il y a plus de 7 mois maintenant. Mais c'est encore tout frais dans nos têtes ... et dans notre véranda puisque la déco du mariage y est encore entreposée depuis ...
J'avais promis à mes parents et mes beaux-parents de leur faire un bel album pour l'occasion avec les superbes photos de Mélanie Bultez, histoire de les remercier aussi de tout leur investissement autour du mariage. Et puis, j'ai trainé ( as usual ... ). Je n'avais pas envie de faire un album avec n'importe quel site, je voulais un album qui puisse être intemporel et c'est souvent la fête du kitch dans les albums photos sur Internet. Ça manque de simplicité, de classe.
Et alors que je trainais sur le site de Rosemood à la recherche du faire-part parfait ( j'en ai repéré à peu près 36 ... ) , j'ai vu qu'ils proposaient des albums photos. J'en ai profité pour écrire à l'adorable team de chez Rosemood et leur proposer de tester ces albums. Ils ont tout de suite été emballés et m'ont gentiment offert 2 beaux albums : un pour chaque famille ! Et franchement, j'ai été tellement conquise que je vais nous en prendre un autre de plus pour Antoine et moi, sur le même modèle.











J'ai choisi un livre à couverture rigide, mais il y a l'option d'une couverture souple ou d'une couverture en tissu.

Pour la création de l'album, c'est assez simple. J'ai sélectionné les photos et la mise en page a pu se faire automatiquement. Ensuite, j'ai juste eu à retoucher l'ordre des photos, à sélectionner les photos que je voulais plus en valeur, etc.
Il me fallait de la simplicité puisque clairement, je perds vite patience si je dois passer des heures à la création de mon album.

Ce que Rosemood dit sur ses albums photos rigides :
"Nous voulions créer un album photo rigide différent de ce qui existait déjà. Conçu pour durer, mais aussi avec des finitions soignées et, nous le pensons, inégalées !
Papiers de création rigoureusement sélectionnés pour leur toucher et le rendu des impressions, page de garde épaisse d'un gris élégant, tranchefile assortie, impression numérique unique car ultra-exigeante, couverture cartonnée épaisse et solide : toutes ces finitions font la différence
Nous sommes profondément fiers de participer à la transmission de vos meilleurs souvenirs grâce à ces livres photo faits pour durer !"




En effet, quand j'ai reçu les albums, j'ai été absolument bluffée par la qualité, le rendu des impressions qui étaient vraiment fidèles aux couleurs de Mélanie. Avec Antoine, on était vraiment impressionné.
Et j'ai oublié de vous parler du prix, similaire à leurs concurrents, pour une qualité bien supérieure.
Autant vous dire que maintenant, je ne me prendrai plus la tête pendant des semaines/mois avant de faire mes albums photos. Ça sera Rosemood et puis c'est tout !
Pour la peine, je retourne vers une énième sélection de faire-parts pendant que ma petite baleine me donne des coups ...

A très vite !





Different Size Same outfit 7th edition : Aime Paris

11 mars 2020


Une semaine en retard, nous revoilà pour notre 7ème édition de notre projet "Different size same outfit" avec ma Clem du blog Paris-Grenoble.
Tous les mois, nous nous retrouvons autour d'une même tenue histoire d'éprouver qu'on peut être aussi stylé en taille 40 qu'en taille 48.
Aujourd'hui, c'est autour d'une tenue de chez Aime Paris que nous avons voulu nous retrouver. Cette marque a la particularité de proposer des vêtements allant de la taille 36 à la taille 54, ce qui est plutôt rare pour être souligné !
Et pour changer : un total look Léo de la robe au manteau !
C'est la robe Alicia, une robe à l'imprimé léopard noir. Elle est ultra canon, et tombe vraiment bien. Pour la taille, je porte la 48/50 qui est vraiment bien, voir même un peu grande. En tout cas, il y avait bien assez de place pour mon baby bump en pleine expansion ! Et bon plan : si vous voulez craquer elle est actuellement en promo !
Pour le manteau, lui aussi en promo (!!), c'est le modèle Léo ( qui porte bien son nom évidemment ... ). Je porte la taille 48/50 et clairement il n'aurait pas fallu plus petit pour les bras. Clem a eu le même "problème", à savoir qu'il est vraiment cintré aux bras. Mais sinon, ultra canon !


Robe : Alme Paris
Manteau : Alme Paris
Bottines : Doc Martens



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